Étude observationnelle descriptive quantitative sur l’évaluation et la prise en charge Dans cette première étude menée en 1975, Fischhoff formule deux hypothèses, dont la première est que donner l'issue (outcome) d'un récit augmente l'estimation de sa probabilité d'apparition. Cette façon de procéder donne une indication sur la masse osseuse dans la population au moment de l'enquête. Le modèle RAFT(Reconstruction After Feedback With Take The Best) développé par Hoffrage[11] postule et formalise justement que le biais rétrospectif serait un sous-produit de l’apprentissage adaptatif . Cela implique que si le biais relève de la fonction adaptative c’est qu’il comporte des avantages[4]. À ce propos Davies utilisera le test des figures emboîtées (‘The Embedded Figures Test’) pour mesurer la dépendance et conclut à un lien direct entre celle-ci et le biais dans toutes ses études. « Le but de la recherche qualitative est de développer des concepts qui nous aident à comprendre les phénomènes sociaux dans des contextes naturels (plutôt qu’expérimentaux), en mettant l’accent sur les significations, les expériences et les points de vue de tous les participants. Cette population est appelée une cohorte. Il y a des éléments prouvant l’association entre le dogmatisme et la rigidité et l’ampleur du biais mais pas avec l’intolérance à l’ambiguïté[10]. Étude cas-témoins (rétrospective) RECHERCHE Échantillon de malades Échantillon de non malades Témoins Cas. 66, 252-259, E.M. Harley (2007) Hindsight bias in Legal decision making, Social Cognition Volume 25, numéro 1, PP. Il est postulé que les personnes sensibles à la suggestion et sensibles au regard des autres (‘field dépendance’) seraient plus sensibles aux indices sociaux et plus portées à se référer à l’avis des autres. (1975). Les données sur les événements pertinents pour chaque individu (la forme et le … Ces derniers résultats suggèrent aux chercheurs que d’autres facteurs semblent influencer ces résultats. Stahlberg et Schwarz ont démontré, dans leur expérience où ils manipulaient artificiellement la proximité de leur estimation avec la solution, que le biais de rétrospection est d’autant plus grand que l’issue est proche de l’estimation initiale. Ils nécessitent généralement moins de temps pour se terminer. Il s'agit fondamentalement de la même méthodologie que pour une étude prospective de cohorte, sauf que l'étude rétrospective est réalisée post-hoc, en rétrospective. L’hypothèse est que dans la mesure où les experts sont mieux en mesure de se rappeler de manière fiable leur jugement initial, le processus de reconstruction serait rendu inutile, ce qui devrait entraîner un biais réduit. Les études rétrospectives peuvent nécessiter des échantillons de très grande taille pour des résultats rares. Une étude de cohorte est une étude incluant une population de personnes ne présentant pas la ou les maladies d’intérêt, qui sera suivi au cours du temps et durant laquelle la ou les expositions d’intérêt seront mesurées. La "connaissance" de l'issue d'un récit augmente bel et bien l'estimation de sa probabilité d'apparition. Dans le cadre de l’approche cognitiviste, différentes visions existent pour déterminer les causes de survenue du biais rétrospectif. Dans une recherche de clarté et de simplicité, il est complexe d’ignorer une connaissance préétablie. Le premier objectif est toujours d'établir deux groupes - exposés versus non exposés - qui sont ensuite évalués rétrospectivement pour établir la séquence temporelle la plus probable des événements menant à l'état actuel de la maladie dans les groupes exposés et non exposés. An example of a retrospective study is to compare the occurrence of lung cancer in people who smoke and who do not smoke. Le sentiment de surprise serait donc utilisé comme une information méta-cognitive à même de réviser ses estimations initiales. L’hypothèse selon laquelle les personnes disposant de meilleures aptitudes cognitives seraient moins sensibles au biais de rétrospection du fait qu’ils auraient davantage d’inclinaison à réviser leur jugement et des facilités à se remémorer leur estimation initiale, a été testée par différents auteurs. Les résultats démontrent que conscients ou non de l'influence de cette connaissance sur leurs perceptions, ils s'avèrent tous dans l'incapacité d'annuler l'influence de cette information. Si son incidence peut être limitée voire nulle au quotidien elle peut s’avérer très problématique dans des domaines sensibles impliquant de procéder à des jugements les plus exacts et objectifs possibles. Deux conditions semblent avoir été isolées. social cognition 25.1 (février 2007): 132-146. Selon la théorie de la malédiction de la connaissance[23], il lui sera difficile d’ignorer les connaissances préétablies par le diagnostic. Au quotidien, les modèles cognitifs peuvent approfondir notre compréhension des mécanismes sous-jacents au biais rétrospectif et peuvent donc s’avérer utiles pour le surmonter. Une étude cas-témoins sur un échantillon (nested case-control study) est une étude d’observation rétrospective qui utilise les données prospectives d’une cohorte existante regroupant aussi bien les cas (présentant la maladie) que les témoins (ne présentant pas de signes de la maladie étudiée), eux-mêmes sélectionnés sur des critères précis (sexe, âge, exposition, etc.). Dans un contexte médical, ils peuvent potentiellement traiter. Pour ce faire, Pezzo distingue la surprise initiale (initial surprise) ressentie lorsque la personne est confrontée à une issue incongruente avec ses prédictions et la surprise qui perdurerait (résultant surprise) suite à la reconstruction de sens. Healthcare Errors and Patient Safety. C’est donc davantage la surprise résiduelle éventuelle qui va occasionner ou modérer le biais de rétrospection alors que la surprise initiale va quant à elle activer le processus de reconstruction de sens. Ce serait une mise à jour à même de rendre notre savoir de base cohérent et de permettre de meilleures inférences. On assiste donc à un effet important du biais rétrospectif qui conforte les traders dans leur croyance que le système boursier est linéaire et non fractal. Prévention et diagnostic dans le secteur médical, « pourquoi, si nous sommes si doués pour prévoir le futur, n'avons nous pas plus de succès », N. Taleb (2007) Le Cygne Noir, édition Les belles lettres, « An early history of hindsight research ». à l’étude sur l’évènement: –Pour qu’un facteur externe entraine un biais de confusion: 3 conditions: 1. Lorsqu'on se fie au rappel individuel d'une exposition antérieure à des variables de risque, le rappel peut être inexact et sujet à des biais. Le sujet va donc reconstruire son opinion. Il est demandé aux 5 groupes d'évaluer la probabilité d'apparition des quatre issues. L'étude peut être réalisée pendant une période brève. Pohl and Eisenhauer (1995) n’ont pas trouvé de lien entre l’ampleur du biais rétrospectif et les résultats à un test d’intelligence (matrice de Raven). On parle du biais rétrospectif comme d’un phénomène «robuste» dès lors que la plupart des tentatives pour le réduire ou l'éliminer échouent et ce bien que les participants soient informés préalablement de l'effet et qu’il leur ait été demandé explicitement de le contrer. Le biais rétrospectif consiste en une erreur de jugement cognitif désignant la tendance qu'ont les personnes à surestimer rétrospectivement le fait que les événements auraient pu être anticipés moyennant davantage de prévoyance ou de clairvoyance. Concernant l'ajustement, Hawkins et Hastie (1990) ont observé que dans le cas où les attentes ('expection based') de l'individu concernant l'issue sont congruentes avec l'issue réelle de la situation, l'absence de surprise le conduit à ajuster son jugement de façon moindre et à penser qu'il aurait pu deviner aisément le déroulement des événements. De plus, elle présente essentiellement tous les avantages d'une étude de cohorte . Anita Seppala souligne une tendance des individus à réinterpréter le passé dans l’optique de conformer leurs prédictions avec la réalité du marché. La dernière modification de cette page a été faite le 2 décembre 2020 à 15:31. Le biais de rétrospection ferait office de correction (ou de raccord) du jugement initial porteur d’inconnues, d’erreurs ou d'informations obsolètes. Personality and Social Psychology Bulletin, 25, 966-979. Bernstein, D.M, Atance, C., Loftus, G.R et Meltzoof, A.(2004). Cette focalisation sur la courbe en cloche nous amène à penser que les fluctuations boursières sont prévisibles. Les nouvelles informations seraient, à l’insu de la personne, intégrées automatiquement aux anciennes connaissances, ne lui permettant ainsi plus de les distinguer. (Pour plus d’information sur le principe de mémoire reconstructive, voir partie Mécanismes). Jochen Musch and Thomas Wagner (2007). L’agression s’explique en effet très communément par divers préjugés : « elle n’aurait pas dû se vêtir de la sorte », « son attitude est provocante », « ses fréquentations sont malsaines», etc. Ce modèle de Pezzo, s'inscrit dans la lignée de la théorie de la dissonance cognitive de Festinger où, face à une inconsistance cognitive, le mécanisme de construction de sens va être déclenché[5]. Une chercheuse du nom de Anita Seppala a conduit une série d’études sur les erreurs de jugement cognitives des conseillers financiers[24].Lors de l’étude, il était demandé à des experts du marché économique de prédire le taux de variation d’un cours boursier sur base d’informations financières. Selon Nassim Nicholas Taleb, le biais rétrospectif est un mécanisme de déni du hasard dans lequel tout événement doit pouvoir se justifier afin d’être le plus prévisible possible, sa fonction étant dès lors de conforter les individus dans leur sentiment de contrôler l'incertitude[1]. Le risque relatif et l'odds ratio sont tous deux pertinents dans les études de cohorte rétrospectives, mais seul l'odds ratio peut être utilisé dans les études cas-témoins. Il est facile de souligner les causes d’un accident une fois fini mais il apparaît plus complexe de l’éviter[26]. Les chercheurs ne peuvent pas contrôler l'exposition ou l'évaluation des résultats, et doivent plutôt se fier à d'autres pour une tenue de registres précise. Étude rétrospective À l'inverse, une étude dite rétrospective s'intéressera à la recherche de liens entre un état de santé présent et un événement antérieur. Journal of experimental psychology: Human perception and performance, 3, 288-299. Étude rétrospective Ce sont des études de cohortes aussi, comme les prospectives, mais cette fois-ci on regarde dans le passé au lieu de suivre des gens. Conception. Pour cette raison, différents protocoles et procédures de sécurité été mis en place. Il affina ses théories et recherches pour aboutir en 1975 à la définition du biais rétrospectif[2]. Conscient de cette incidence, les auteurs soulignent que les sociétés mettent en place des procédures et des lois qui permettent de dissocier anticipativement ou rétrospectivement, les erreurs de jugement acceptables des erreurs de jugement inacceptables. Ce qui explique pourquoi un médecin, à qui il n’a pas été transmis de diagnostic, aura après un bilan de santé du patient plus de facilité à lui communiquer un diagnostic fiable. On remarque d’ailleurs une influence du genre. Ash, I. K. (2009). Etude de fort biais. Le rôle de la surprise lors de la prise de connaissance de l’issue avait tendance à réduire ou rendre absent le biais de rétrospection.Plutôt que de dire ‘qu’il le savait depuis le début’, le sujet se dit ‘qu’il n’aurait jamais cru cela’. Ces préjugés émanent de notre besoin à vouloir expliquer l’incident afin de pouvoir le prédire plus aisément dans le futur. Le concept de malédiction de la connaissance théorisé par l’économiste Colin Camerer (1989) stipule qu’il serait complexe d’ignorer des informations et connaissances passées pour prédire des événements futurs. The University of Chicago Law Review, 65(2), 571-625. Bernstein et ses collègues ont cherché à tester la présence du biais rétrospectif chez les jeunes enfants et son éventuelle variabilité avec l’âge[9]. Le sujet ne garde en mémoire que les détails qui sont plus conformes à la structure causale qu’il a développée. Prenez un moment pour réfléchir aux quatre biais ci-dessus et déterminer si votre plan de sondage en tient compte ou pas. Much en 2003 appliquera également une échelle de désirabilité sociale répandue (BIDR) et conclura également que la désirabilité sociale est systématiquement en lien avec l’ampleur du biais rétrospectif[10]. Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre. Pour répondre à cette interrogation, deux courants de pensée s’opposent. Dans le cas où l'hypothèse se vérifierait et que les sujets seraient incapables de faire abstraction de l'issue, les résultats de cette expérience (condition "Après - Ignorer") devraient ressembler aux résultats "Après" de l'expérience 1. Il s'agit d'une étude de cohorte rétrospective comparative évaluant les résultats cliniques de tous les patients consécutifs hospitalisés au Henry Ford Health System. We saw It All Along Visual Hidsight Bias in Children And Adults. Cette étude porte sur 2 541 patients (âge médian 64 ans) d’un même hôpital tous testés positifs pour le virus SARS-Cov-2. Ceci rendra l’agression prévisible. DOI: 10.1177/01461672992511005, Stefan Schwarz & Dagmar Stahlberg (2003) Strength of hindsight bias as a consequence of meta-cognitions pages 395-410 DOI:10.1080/09658210244000496, Pezzo, M., & Pezzo, S., P. (2007). Cela démontre à nouveau un effet accru du biais rétrospectif car les incidents continuent de se dérouler sous de nouvelles formes. Cela s’expliquerait par leur ambivalence face au stéréotype négatif de l’agressivité masculine. Les biais peuvent être regroupés en 3 grandes catégories. Chaque information négative risque de marquer les juges, et le cas échéant le jury, en s’ancrant émotionnellement dans leurs mémoires, faire la part des choses étant émotionnellement et cognitivement complexe. Etude descriptives. L'expérimentateur est à l'origine de l'exposition. Le biais serait donc produit lors de la connaissance de l'issue et résulterait du processus de «reconstruction». En effet, lorsqu’un médecin prend conscience d’un diagnostic, il va immédiatement y rattacher une série de symptômes. Néanmoins, Pezzo est parvenu à démontrer que lorsqu'un événement négatif est trop surprenant, les individus ne vont pas tenter de blâmer la victime : il n’y aura donc pas de place pour un quelconque effet de rétrospection[18].